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La kinésithérapie

La kinésithérapie dans le cancer du sein, pour quoi faire ?

La kinésithérapie est généralement prescrite au moment de la chirurgie. Elle peut être utile :

- Juste après l'ablation du ganglion sentinelle ou après curage axillaire, pour préserver la mobilité du bras et de l'épaule du côté opéré, et la restaurer lorsque cela s'avère nécessaire. Elle permet aussi de donner à la patiente les conseils de prévention du lymphoedème (œdème du bras d’origine lymphatique), notamment pour les femmes ayant eu un curage axillaire.

- Avant une reconstruction mammaire, pour préparer la peau et les muscles, selon la technique de reconstruction prévue, afin de faciliter et optimiser le geste chirurgical

- Après une reconstruction par prothèse pour améliorer le placement de la prothèse et obtenir un sein souple. Elle contribue aussi à résorber les éventuels oedèmes et/ou hématomes. Elle favorise une cicatrisation harmonieuse.

- Après une reconstruction par grand dorsal pour diminuer les risques d'adhérences à l'endroit où le muscle dorsal a été prélevé, pour réduire les risques de raideur de l'épaule et du tronc, pour résorber les éventuels oedèmes et pour optimiser la cicatrisation.

- Après n'importe quel geste chirurgical pour favoriser une évolution harmonieuse de la cicatrisation et améliorer l'aspect des cicatrices.

- En cas de douleurs postopératoires, pour améliorer le confort de la patiente et l'aider à reprendre une vie normale.

Concrètement, comment se passe la rééducation ?

En hospitalisation comme après le retour à domicile, les séances kinésithérapie visent à améliorer le confort, la mobilité, la fonctionnalité et l'aspect esthétique des régions opérées. La rééducation réduit les risques de complications après chirurgie et prépare les femmes à la reprise de leurs activités sportives et/ ou professionnelles dans de bonnes conditions. Chaque séance dure 30minutes. Le nombre de séances à réaliser est fixé par le médecin référent qui les prescrit, voire par le médecin traitant. Ces séances sont des temps d'échange et de détente pendant lesquelles le kinésithérapeute va utiliser des techniques de thérapie manuelle, de drainage, de palper rouler aspiratif ou des exercices gymniques adaptés à la situation de chacune. Si certaines manipulations peuvent être ponctuellement légèrement inconfortables, elles ne doivent pas être douloureuses, et toute douleur doit être signalée. Un rythme de 3 ou 4 séances par semaine le plus souvent nécessaire, notamment au début. Il est indispensable que ces séances soient réalisées par un kinésithérapeute ayant été formé et ayant spécifiquement l'expérience de la rééducation après chirurgie du sein et après chirurgie de reconstruction mammaire.

- Pour les femmes ayant eu une ablation du ganglion sentinelle, le risque d'enraidissement de l'épaule ou de diminution de la mobilité du bras est faible, Le kinésithérapeute voit les patientes rapidement après l'intervention et ses explications vont les aider à vaincre l'appréhension qu'elles pourraient avoir à utiliser leur bras normalement. Il leur montre les gestes et exercices qui les aideront à récupérer rapidement et qui limiteront les risques de complications. Il leur enseigne des mouvements à réaliser tous les jours dès le lendemain de l'opération.

- Pour les femmes ayant eu un curage axillaire, La rééducation débutera pendant l'hospitalisation, avec les visites du kinésithérapeute en chambre après l'opération. La visite du kinésithérapeute associe un temps de thérapie manuelle et un temps de drainage lymphatique qui vont aider à décontracturer et améliorer le confort global. Le kinésithérapeute va également donner des conseils adaptés, il présente une série d'exercices simples et doux à répéter chaque jour, pendant l'hospitalisation puis après le retour à domicile. Le kinésithérapeute peut remettre un livret d'information où sont détaillés tous ces exercices. Ces mouvements aident à éviter les complications.
En cas de douleur persistante, notamment de "corde lymphatique" (douleur rectiligne visible dans le creux de l'aisselle, sous la peau, lorsqu'on lève le bras) ou de lymphoedème (gonflement du bras suite à une l'accumulation de lymphe dans les tissus) les patientes peuvent bénéficier d'une prise en charge plus spécifique.

 

- Pour les femmes se préparant à une reconstruction mammaire, parfois des séances de kinésithérapie sont prescrites par le chirurgien quelques semaines avant l'opération, en fonction de l’état cutané et de la qualité du muscle grand pectoral, pour préparer les tissus. Ces séances visent à rendre la peau plus souple et élastique grâce à une technique nommée "endermologie®" qui associe un "palpé-roulé" et une aspiration de la peau. La préparation du muscle grand pectoral passe par des exercices d’étirements.

- Pour les femmes ayant eu une reconstruction par prothèse, la prise en charge vise à étirer le muscle grand pectoral et à mobiliser la prothèse pour l'aider à se positionner correctement et donner au sein toute la souplesse attendue. Elle vise aussi à limiter les enraidissements du bras et de l'épaule, à résorber les éventuels oedèmes et hématomes grâce au drainage lymphatique, à assouplir les cicatrices. Elle contribue à restaurer un bon équilibre au niveau dorsal.

- Pour les femmes ayant eu une reconstruction avec le muscle grand dorsal, le nombre de séances varie d'une personne à l'autre. Elles s'étalent généralement sur les 3 à 4 mois qui suivent l'opération. Elles visent à limiter les adhérences à l'endroit où le muscle dorsal a été prélevé, par des massages manuels ou mécaniques; Elles vont diminuer les risques de raideur de l'épaule et du tronc grâce aux techniques de mobilisation et grâce à des exercices gymniques; Elles vont résorber les éventuels oedèmes et hématomes grâce au drainage lymphatique manuel; Elles vont favoriser une cicatrisation harmonieuse.

Des effets secondaires ?

La kinésithérapie n'entraine généralement aucun effet secondaire. Pratiquée par un kinésithérapeute spécialisé dans le cancer du sein, elle améliore la qualité de vie des femmes, en limitant les répercussions fonctionnelles de la chirurgie, en libérant les adhérences cicatricielles. Elle favorise une évolution harmonieuse des cicatrices. Si malheureusement la patiente développe un lymphoedème, elle la soulagera par des manœuvres de drainage lymphatique associées à des techniques de contention.

Combien ça coûte ?

Les séances de kinésithérapie sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale dans le cadre des affections de longue durée (ALD).

Comment bien préparer son rendez-vous ?

Penser à amener son ordonnance, sa carte vitale ou tout autre justificatif de prise en charge par les organismes de couverture sociale.

En savoir plus :

http://www.europadonna.fr/_pages_site/page_dossier_kine_apres.pdf
www.lecancer.fr www.ligue-cancer.net www.e-cancer.fr (INCa)

 

Pour toute question relative à votre situation personnelle, contactez votre assistante de parcours. Elle est là pour vous accompagner et vous orienter tout au long de votre parcours de soins.

 

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